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21 mai, fête de Saint Eugène de Mazenod

Messe dans le cloitre des Oblats à 18h.

Semaine de prières pour les vocations Oblates
Du lundi 23 au samedi 28 mai, vivez les vêpres avec les Oblats à 19h dans la chapelle.

Samedi 21 mai 2022
En 1822, six ans après avoir fondé les Missionnaires de Provence en 1816, Eugène se demandait sérieusement si son groupe missionnaire était le projet de Dieu ou seulement le sien. Il s’inquiète beaucoup de l’avenir de sa chère Société.

Le soir du 15 août 1822, après avoir béni la statue de Marie que nous appelons aujourd’hui la Vierge oblate, le Fondateur écrit à propos d’une expérience spéciale dont il a été gratifié.
Nous nous réunissons tous ensemble, tous ceux qui vivent le charisme oblat, les jeunes, les Associés oblats, les Oblats honoraires et les Oblats consacrés, pour commémorer cette expérience spéciale. D’une manière spéciale, durant les trois derniers jours de cette neuvaine pour les vocations oblates, nous nous joindrons à l’esprit et au thème du 2ème Congrès des Associations laïques oblates : Célébrer, se connecter et être mandaté/envoyé ».
Pendant cette période de neuvaine de prière pour les vocations oblates, nous sommes invités à nous rassembler en tant que disciples de Jésus, avec Marie au milieu de nous comme au Cénacle, demandant que l’Esprit Saint nous renouvelle tous dans nos vocations et priant pour de nouvelles vocations dans notre famille oblate.

La fête de Saint Eugène de Mazenod a été célébrée dans le cloitre des Oblats. Durant l’eucharistie, les participants ont vécu une partage d’évangile.
La soirée s’est terminée par un moment fraternel et un barbecue.

Dimanche 22 mai 2022
« Docile à l’Esprit, elle s’est entièrement consacrée, comme humble servante, à la personne et à l’œuvre du Sauveur » (Constitution OMI #10).
Marie, par ton OUI à l’ange, tu as rendu possible la venue de Jésus. Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la moisson pour les jeunes. Qu’ils s’ouvrent à la volonté de Dieu, afin qu’ils soient prêts à dire « Oui » comme toi.

Lundi 23 mai 2022

« Elle a reçu le Christ pour le donner au monde dont il est l’espérance… » (C. 10)
Marie, poussée par la charité, court à travers les collines pour aider sa parente, Élisabeth. Elle évoque le sens de la mission, de la réponse aux besoins urgents, même avec la surprise de sa propre situation. Elle s’oublie et tend la main.
Marie, grâce à ta disponibilité, Élisabeth a su se laisser toucher par le Sauveur du monde qui demeurait en toi. Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la moisson. Que l’Église soit accueillante et disponible aux appels des hommes et des femmes de ce temps. Que nous ayons à cœur de servir nos frères et de témoigner ainsi de la joie de suivre ton Fils.

Mardi 24 mai 2022

Marie, c’est dans l’intimité de l’ascension d’une montagne avec ton Fils que Pierre, Jacques et Jean découvrent l’identité de Jésus de Nazareth : il est le Fils bien-aimé du Père. Cette expérience fut déterminante dans leur mission d’apôtres. Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la moisson pour les communautés de religieux et religieuses : qu’elles rendent témoignage par une existence transfigurée par la contemplation du Christ ressuscité. Que par leur vie fraternelle, leur climat de prière et leur souci de l’annonce de l’Évangile, elles donnent goût au service de l’Église et du monde.

Mercredi 25 mai 2022

Avant de réunir des prêtres pour former une société missionnaire, Eugène de Mazenod va à la rencontre des jeunes et forme une sodalité pour eux. Il observe que la stratégie de Napoléon consistait à soustraire les jeunes aux valeurs et à l’influence de leur famille et de l’Église pour les utiliser dans ses conquêtes militaires et politiques. Eugène a réuni les jeunes pour renforcer les bonnes valeurs apprises dans la famille et dans l’Église, en leur offrant une communauté de prière, de formation et de récréation.
Marie, voici que les disciples connuent la mission de ton Fils. Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la Moisson : que les jeunes engagés dans leur foi osent quitter le confort du canapé pour l’inconfort des périphéries de leur monde.

Jeudi 26  mai 2022

Marie, en ce jour de fête de l’Ascension, ton Fils Jésus envoie ses disciples en mission. L’Esprit Saint les conduira à la rencontre de l’humanité sans distinction de races et de cultures. Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la moisson pour les missionnaires : prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui partent annoncer l’Évangile. Qu’ils stimulent toute l’Église dans sa mission.

Vendredi 27 mai 2022

En Marie, Dieu révèle que le corps d’une femme, une jeune femme pauvre, est devenu le temple de la présence de Dieu, la demeure de la sainteté. Dieu a signalé à toute l’humanité la sainteté du corps humain, fait à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Partout dans le monde, les Oblats collaborent avec des femmes en mission. Nous sommes remplis d’un esprit de gratitude envers Dieu pour le don des vocations à la Famille oblate et pour la tendre présence de Marie Immaculée, notre Patronne, parmi nous. Dans cet esprit d’action de grâce, nous nous joignons à tous nos Associés laïcs, à la Jeunesse oblate et à tous ceux qui sont liés à la Famille oblate à travers le monde, alors que débute aujourd’hui le 2ème Congrès des Associations laïques oblates. Nous CÉLÉBRONS la joie de participer au même charisme. Demandons au feu et à la lumière de l’Esprit Saint d’inspirer en nous un plus grand engagement à répondre à l’appel de Dieu comme l’a fait St Eugène.
Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la Moisson : que les Oblats, Oblates et Laïcs oblats puissent enraciner leur audace missionnaire dans une foi sans faille dans le Christ.

Samedi 28 mai 2022

« La grandeur de saint Joseph est d’avoir été l’époux de Marie et le père de Jésus. Il s’est ainsi placé, selon les mots de saint Jean Chrysostome, ‘au service de tout le plan du salut’. »
En ce jour de notre neuvaine pour les vocations oblates, nous sommes profondément liés à tous les membres de la Famille oblate qui participent au 2ème Congrès des Associations laïques oblates. Il est beau de reconnaître comment le charisme oblat est vécu et expérimenté selon la vocation spécifique de chacun. Notre présent Congrès est une occasion de partager et de célébrer les diverses manières dont le charisme oblat est vécu dans le monde entier aujourd’hui.
Avec toi, Joseph, nous confions au Seigneur tous humains qui parcourent notre village planétaire ; aide-nous, Seigneur, à construire une Église pauvre avec et pour les pauvres.

Dimanche 29 mai 2022

« Marie Immaculée, par sa réponse de foi et sa totale disponibilité à l’appel de l’Esprit, est le modèle et la gardienne de notre vie consacrée ». (C.13)
Le Seigneur a appelé Marie à se lancer dans une aventure dont elle ne savait rien du tout. Elle a été appelée à être la mère de son Fils ! Cependant, elle est devenue non seulement celle qui lui a donné la vie mais aussi sa disciple. Nous tous, Oblats et laïcs, vivant le charisme de Saint Eugène, sommes appelés à suivre Jésus dans son intimité avec le Père et son engagement dans la mission du Père. En ce dernier jour du 2ème Congrès des Associations Laïques Oblates, nous prions pour tous ceux qui suivent Jésus-Christ selon le charisme de Saint Eugène, afin qu’ils restent toujours prêts à être envoyés comme témoins joyeux de l’Évangile du Christ.
Comme Marie et le Bienheureux Joseph Gérard, nous aussi sommes envoyés pour continuer à vivre le charisme oblat. Nous prions pour que nous soyons capables de vivre ce charisme avec la passion, la créativité et l’audace de St Eugène.
Avec toi, Marie, nous prions le Maître de la Moisson : que les Oblats, Oblates et Laïcs oblats puissent être engagés de manière nouvelle et créative dans la mission de Dieu partout dans le monde.

1 commentaire pour “21 mai, fête de Saint Eugène de Mazenod”

  1. Charles de Foucauld, un exemple ?

    Nous sommes appelés à nous unir à la semaine des vocations. Ne revenons pas sur celle d’Eugène de Mazenod qui nous a encore été rappelée samedi. Il est une autre vocation qui nous a été donnée en exemple le dimanche 15, celle de Charles de Foucauld. Je pense qu’elle devrait nous interroger sur ce que peut être la nôtre.

    Le dimanche 15 mai a été canonisé Charles de Foucauld. Sa vie est trop connue pour qu’on y revienne. Cependant il nous semble intéressant de nous pencher sur son cas très singulier. Canoniser quelqu’un, c’est demander aux chrétiens de prendre exemple sur lui. Dire qu’il est « au ciel » n’a pas grand sens, nous ne savons rien de l’au-delà si ce n’est que nous croyons (il y faut la foi) que nous sommes tous appelés à la vie de Dieu, pas seulement ceux qui servent d’exemple. Alors quel exemple nous donne-t-il ?

    D’une part on peut dire que sa vie est sujet de controverses. Voilà un ancien officier, puis explorateur, qui s’enterre au milieu du désert. Et là il voudrait convertir les Touaregs. Il est tout-à-fait dans l’air de son temps : il faut convertir les païens, en n’hésitant pas à se faire aider par la colonisation. A ce que l’on sait il renseignait les officiers de l’armée française, avec l’idée que si la France arrivait à s’implanter la conversion des populations serait plus abordable. Le sabre et le goupillon « AMDG », « à la plus grande gloire de Dieu » ! A sa décharge, c’est en s’enfouissant parmi les Touaregs qu’il espérait les convertir, par l’exemple de sa vie, quand, ailleurs, les méthodes d’évangélisation étaient plus directes…Pour l’exemple, il faut chercher ailleurs.

    Il a mené une vie d’abnégation, de pauvreté et d’adoration du Saint Sacrement. Mais là encore, est-ce un bon exemple ? L’abnégation pour elle-même a-t-elle un sens ? Ce n’est pas évident. Et que signifie le Saint-Sacrement ? L’Eucharistie, le pain et le vin, « présence réelle » de Jésus Christ parmi nous, a-t-elle un sens si ce n’est pas le pain partagé ? Le Christ est présent parmi nous quand nous partageons le pain en rappelant le repas de la Cène intimement lié à la Croix et la Résurrection. N’y a-t-il pas un peu d’idolâtrie dans cette adoration du Saint Sacrement coupé de tout ? On s’en sort en disant que lorsqu’il consacrait le pain, en esprit il le faisait en union avec l’Église et il vivait ainsi ce partage avec tous les hommes. Mais enfin, est-ce un exemple à suivre ?

    Et pourtant Charles de Foucauld nous interroge, il ne nous laisse pas indifférents, on sent en lui une mystique sincère et surtout vraie. On ne peut donc pas s’arrêter à ces difficultés rencontrées quand on considère sa vie.

    Qu’est-ce que sa vie a apporté au monde ? Là est la question fondamentale. Et la réponse, paradoxale, semble être : rien. Il vivait seul au fond du désert, il y a été assassiné seul. Il n’a pas converti les Touaregs et son exemple n’a pas été suivi par ses amis officiers qui « pacifiaient » les lieux, il n’a réuni personne autour de lui. Là se trouve le mystère de sa vie qui nous interroge. Il a été humainement totalement inefficace. Parti annoncer la Bonne Nouvelle, il n’a pas été entendu.

    Sa vie est exemplaire, à notre avis, en cela qu’il a été totalement fidèle à sa vocation malgré l’échec patent qu’il vivait. Sa confiance en Dieu était telle qu’il n’a pas dévié, malgré les doutes qui devaient bien le miner. Il nous enseigne, à son corps défendant peut-être, que l’efficacité de notre témoignage de Jésus Christ n’est pas mesurable par nous. Nous ignorons toujours les résultats de notre mission. Ce n’est pas celui qui semble écouté qui peut être certain d’être « efficace » aux yeux de Dieu. Il nous enseigne que c’est l’Esprit qui travaille à travers nous, mais que ce n’est pas nous qui menons les choses. Notre action est au service de l’Esprit. Et c’est après sa mort que son « efficacité » a pu apparaître. Il n’a pas pu fonder de congrégation religieuse comme il le projetait, mais après ont éclos les « petits frères » et les « petites sœurs ». Si lui n’a pas évangélisé, les petits frères (presque disparus aujourd’hui, mais qu’importe, d’autres prendront le relais), eux, ont évangélisé. Rappelons l’action du Père Voillaume et de tous ces prêtres ouvriers vivant de la spiritualité de Charles de Foucauld. Quant aux petites sœurs, elles ont essaimé partout dans le monde, au service des plus démunis, et elles sont encore bien là.

    C’est donc l’espérance que Charles de Foucauld nous donne en exemple, espérance fondée sur notre engagement plein à la suite du Christ, espérance malgré l’échec patent de l’Église aujourd’hui. Espérance et humilité, nous sommes des instruments de l’Esprit. Nous ne savons ni où, ni quand, mais si nous sommes fidèles nous savons que l’Esprit travaille. Cela ne nous dispense pas de nous atteler à la tâche, il n’est pas question d’attendre passivement que les résultats tombent, c’est par nous que l’Esprit passe. Mais il le fait sans nous en informer.

    C’est un peu vexant, mais c’est ainsi.

    Marc Durand

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