2ème méditation : la formation pour la Mission

Notre Constitution 65 : « Qu’ils se préparent au ministère presbytéral comme scolastiques ou à leur service comme Frères, les nouveaux Oblats vivront leur consécration religieuse de telle sorte qu’elle pénètre tous les actes et aspects de leur vie quotidienne. Assistés par leurs éducateurs et guides spirituels, ils chercheront à devenir des hommes de Dieu, des missionnaires enracinés dans le Christ et fermement décidés à se donner totalement par l’oblation perpétuelle. Pendant cette période, ils continueront d’étudier et d’assimiler le charisme oblat et la tradition de la Congrégation.

La formation première s’achève par la première obédience reçue du Supérieur général. »

Grâce au concordat de 1801, les relations officielles entre l’État français et la Papauté sont rétablies, la religion catholique retrouve sa liberté en France. Les églises sont rouvertes, de même, petit à petit les diocèses rouvrent leur séminaire et petit séminaire. Henry Tempier commencera ses études à Aix au petit séminaire en 1803. Dès 1810, il suit les cours de philosophie au grand séminaire et dès 1811 avec les autres séminaristes, il suit les cours de théologie à la faculté de théologie d’Aix.

Successivement, entre 1811 et 1814, il reçoit la Tonsure, le sous-diaconat et le diaconat. Le savoir-faire et le dévouement de Tempier, lui attirent la confiance du père Abel, fondateur du petit séminaire d’Aix, jusqu’aux années 1813-1814, Tempier occupe la chaire d’humanité. C’est au milieu de ces occupations qu’il fut ordonné le 26 mars 1814. Les vicaires généraux qui administraient le diocèse le nommèrent vicaire dans la paroisse de Saint-Césaire d’Arles.

Le père Fabre écrit dans la notice nécrologique : « Tempier s’y rendit immédiatement et commença à exercer les fonctions du saint ministère avec la ferveur que Dieu inspire et bénit dans les ouvriers qu’il appelle à sa vigne… On garde encore à Arles le souvenir de ce jeune prêtre qui se conduisait avec tant de maturité… »[i]

Et en 1864, alors que le père Tempier s’apprête à fêter ses 50 ans de prêtrise, dans sa lettre au père Le Bihan, il écrit : Rappelez-vous de moi dans vos prières … je célèbrerai ce jour-là même ma cinquantième année de prêtrise. Je fus ordonné prêtre le 26 mars et dis ma première messe le 27, mais tout cela cependant est soumis à la volonté de Dieu … [ii]»

Après à peine un an de ministère dans la ville d’Arles, il recevait l’appel à une nouvelle vocation, mais nous y reviendrons dans la 3e méditation.

Le troisième appel du Chapitre de 2016 est : « Formation pour la Mission » : « En tant que Congrégation missionnaire, c’est dans la perspective de la mission que nous considérons la formation. Les transformations importantes que connaît le monde actuel ont un impact sur la mission oblate et donc inévitablement sur nos programmes de formation. Ces changements nécessitent une adaptation et une mise à jour constante de notre façon de nous former, de telle sorte que nous soyons plus efficaces et que nous soyons toujours au fait des meilleures pratiques missionnaires.[iii] » N° 33

Nous vous invitons à relire l’ensemble de cette troisième partie du document. Qu’avons-nous mis en œuvre depuis le Chapitre de 2016 ?

[i] Notices nécrologiques II, p 84

[ii] Lettre P. Tempier au P. Le Bihan, collection Ecrits oblats II,2 Rome 1987, p 176.

[iii] Actes du 36ème Chapitre général (2016). Document du Chapitre N°33

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