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Homélie du 28 novembre 2021

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1 commentaire pour “Homélie du 28 novembre 2021”

  1. Cette homélie nous a incité de façon très convaincante à nous mettre en attente, de façon active. Magnifique introduction au temps de l’Avent qui nous appelle tous à la conversion. Attendre quoi ? Se poser la question est déjà un début de démarche…
    Mais revenons sur la présentation de la nouvelle traduction du Missel Romain par le père Mario. Attendions-nous cet événement ? Correspond-il à notre attente, qu’en attendons-nous ?
    Disons-le franchement : rien. On peut même être un peu interloqué par ces vaticinations que nous envoie Rome, n’y a-t-il rien de plus important à l’heure actuelle ? Cette traduction fait-elle progresser de quelque façon notre relation au Christ ?
    Le nouveau vocabulaire utilisé nous permettrait de mieux participer à la messe…C’est drôle, au moment du « Sanctus » nous avons chanté : « hosanna au plus haut des cieux », utilisons-nous de telles expressions dans la vie ? Dans nos prières, appelons-nous Dieu « le plus haut des cieux » ? et manifestons-nous notre joie en criant « hosanna » ? Il n’y a que les anciens (et quelques autres pour je ne sais quelle raison), tellement habitués depuis leur plus jeune âge à ces expressions, qui arrivent encore à les supporter … sans les entendre il semble bien. Mais la grande majorité a répondu en ne venant plus, et bien peu de grands-parents arrivent à mener à la messe leurs petits-enfants (les parents ont très largement renoncé)! La nouvelle traduction n’y change rien !
    Ce n’est pas que le vocabulaire, c’est toute l’économie de l’Eucharistie qui est à revoir. C’est toute notre relation au sacré. C’est le remplacement d’une célébration commune d’action de grâces avec le partage de la Parole et du Pain rendant le Christ présent parmi nous par une cérémonie hors sol où nous sommes invités à assister à quelques gestes et prières d’un autre temps sensés nourrir notre foi !
    Le père Mario a prononcé la phrase essentielle : « la messe est la célébration de tous, en commun, laïcs et prêtres ». C’est cela que nous attendons, c’est cela que la réforme de quelques phrases dans le missel ne fera jamais, si ce n’est de nous distraire de l’essentiel. Et si nous disions les paroles de la consécration avec le prêtre ? A qui s’adressait « faites ceci en mémoire de moi ? Les chrétiens des premiers siècles avaient prise pour eux cette injonction.
    Nous attendons, en ce temps de l’Avent, la venue du Christ parmi nous, venue pour tous les hommes. Cela nous engage, ne nous laissons pas distraire par quelques vaticinations vaticanes. J’ose le dire, nous valons plus !

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