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Quelques pistes pour donner une dimension spirituelle à notre été :

Lien vers l’annuaire des lieux de retraite et de formation :

https://lieux-de-retraite.croire.la-croix.com/

Voici une petite sélection de livres pour l’été :

Le chemin des estives

« Partout, il y avait trop de bruit, trop de discours. Un jour, j’en ai eu marre de cette frénésie et je suis parti. Certains vont chercher le bonheur en Alaska ou en Sibérie, moi je suis un aventurier de la France cantonale : je lorgne du côté d’Aubusson, du puy Mary et du plateau de Millevaches… »
Sans le moindre sou en poche, misant sur la générosité des gens, un jeune aspirant jésuite s’échappe de la ville et de la modernité avec le désir de renouer avec l’élémentaire.
Il s’offre une virée buissonnière à travers les déserts du Massif central. Une petite promenade de sept cents kilomètres à pied. Le chemin des estives, récit de ce voyage, est une ode à la désertion, à la liberté, à l’aventure spirituelle. On y croise les figures de Rimbaud, de Charles de Foucauld, mais aussi des gens de caractère, des volcans, des vaches.
Au fil des pages, une certitude se dessine : le bonheur est à portée de main, il suffit de faire confiance et d’ouvrir les yeux.
Editions Flammarion, 8€
 

Eloge spirituel du repos, Maximilien Le Fébure du Bus

Pour le chrétien, le repos est souvent un lieu de combat !
Combat face aux idoles actuelles qui exigent une efficacité permanente jusqu’au burn out, à une époque où même les vacances se doivent d’être les plus occupées possibles… Pour autant, nous avons également conscience de la tentation de la paresse qui nous empêche d’avancer… Savoir se reposer est donc à la fois un art et une véritable vertu.
Le père Maximilien prend ici le temps de méditer sur le repos authentique. Fourmillant de citations tirées du patrimoine de la littérature et de la tradition spirituelle, son analyse lumineuse et profonde nous éclaire. Elle nous offre enfin la solution d’une juste attitude vis-à-vis de nous-mêmes et de nos activités.
Un ouvrage essentiel pour redonner le bon rythme à nos vies.
Le père Maximilien Le Fébure du Bus est chanoine régulier à l’abbaye de Lagrasse (Aude).

Editions Sartège 9,60€

Saint-Exupéry. La spiritualité du désert, de Michel Faucheux

L’historien des idées nous offre ici un portrait spirituel, aussi puissant que délicat, de l’écrivain-pilote. Tout commence l’été 1917. Avant de mourir, François, le jeune frère de Saint-Exupéry, lui dit : « N’oublie pas d’écrire tout ça… Quand le corps se défait, l’essentiel se montre. » Cette mort qui le blesse le met aussi au monde. Désormais, « voilà ce à quoi s’attellera Saint-Exupéry, note l’auteur : traverser la nuit et maintenir, en temps de ténèbres, la possibilité de l’Esprit », cet Esprit « qui est jeu et esprit d’enfance ». Le « pèlerin du ciel, est-il arrivé / Aux balises de Dieu ? », se demande Marie, sa mère, peu après la mort de son fils. C’est un secret dont seul le Roi a la clef. Mais une chose est sûre : « Saint-Ex » n’a jamais renoncé au mystère. Et il peut devenir pour chacun, comme pour Michel Faucheux, « le puisatier de l’eau qui abreuve dans un monde déserté par Dieu », et qui meurt de soif. A.V.
Salvator, 17 €

Les Derniers seront les premiers, la parole des pauvres au cœur de la synodalité – Collectif

Depuis son élection, le pape François nous demande de vivre « une Église pauvre pour les pauvres ». Avec le synode sur la synodalité, il invite à reconnaître ce que les plus fragiles nous apprennent, et à ne jamais les oublier dans l’Église.
Dans ce livre, de grands auteurs se réunissent pour répondre à l’appel du pape et ouvrir des pistes accessibles à tous : réflexions, témoignages, outils pratiques… Oui, il est possible de prendre en compte la parole des pauvres dans l’Église ! Une parole essentielle, véritable boussole donnée par le Christ lui-même pour marcher ensemble à sa suite.
Un ouvrage fondamental pour tous ceux qui veulent s’engager dans la synodalité.

Éditions Emmanuel, 17€

https://www.aix-siloe-baptistere.fr/

 

Quelques fréquences :

Dialogue R.C.F. : 101,9 MHz

Halte spirituelle ou autres

https://www.ktotv.com/

Emission »La foi prise au mot » ou autres

Prie en chemin ou autres applications. On peut s’abonner aux podcasts pour recevoir chaque jour une pause spirituelle…

Comment alors envisager ses vacances comme un « itinéraire dans l’amour de Dieu » ?

1. La météo de la charité
Avant tout, se reposer la question du « poids d’amour » que comporteront ses vacances. C’est la programmation essentielle. Les vacances risquent d’être un « monstre d’égoïsme » camouflé en détentes.

2. Dieu dans ses valises
Refaire ses valises. Dieu s’y trouve-t-il ? Le plus commode, c’est une petite Bible ; ou une vie de saint ; ou, pourquoi pas, un petit ouvrage de théologie ; en tout cas ce petit Magnificat si complet. N’oublions pas non plus ces signes qui aident à franchir l’invisible : son chapelet ; une petite icône ; une croix. Tout se transporte.

3. Une route dans la foi
La foi est mon lien avec Dieu. C’est Dieu dans mon cœur à tout moment du voyage. Pas seulement cinq minutes dans les brumes du sommeil. Tout le temps.

4. Fuir les lieux sans Dieu
On prend soin de ne pas abîmer notre lien à Dieu et aux autres.

5. Des moments pour Dieu seul
L
es vacances sont comme un long dimanche, un étalement du repos dominical et donc une anticipation du repos éternel. Alors, posons des actes concrets.

6. Ne pas manquer la messe
Trop de prétextes pour  » ne pas avoir eu le temps  » ce dimanche : les horaires de train, d’avion, les balades en montagnes, les pays sans église. Prétextes !

7. Contempler
Sans contact avec la beauté, on s’aigrit vite. Beauté de la nature :  » Dieu n’est que dans la campagne  » disait un célèbre citadin athée. Beauté dans l’art. Beauté inépuisable des êtres humains. Faire l’expérience de la splendeur de ces rayons de Dieu.

8. Témoigner
Pourquoi pas ? En vacances, on ne se contente pas de « rester » chrétien. On le suscite chez les autres.

9. Servir
Dieu s’est fait homme non pour être servi mais pour servir. La route vers Dieu suit le même chemin. En vacances, on aime se faire servir. Parfois, d’une manière tyrannique. Parce qu’on paye.

10. Se réjouir
Si les vacances sont une anticipation du repos éternel, ce dimanche sans fin, elles seront joyeuses. Que de vacanciers affairés rouges d’insatisfactions ! Le chrétien se réjouit de tout parce que sa joie est d’abord en Dieu. Il se réjouit même des vacances des autres quand lui-même reste au travail. La joie est le fruit précieux de vacances  » réussies  » selon Dieu. Loin de l’idéal mondain d’une oisiveté paresseuse et déshumanisante (et là on bronze toujours idiot), le chrétien secrète la joie comme Dieu donne sa grâce, dans la vérité et la gratuité du don de soi. Au retour, mieux que les fières photos de ses exploits touristiques, il livrera le témoignage d’un cœur plus joyeux d’avoir pris Dieu en vacances.

Source : site internet du diocèse de Valence

Fatma Bouvet de La Maisonneuve (psychiatre et écrivaine)

Une pensée pour ceux qui souffrent d’isolement. Cf. La Croix 28.6.22

Les grandes vacances arrivent mais ce n’est pas la joie pour tout le monde. Près de sept millions de Français souffrent d’isolement social. Ils n’ont ni amis ni famille, personne à rejoindre l’été. Alors, c’est l’angoisse de marcher dans des rues vides, de se retrouver seul au bureau pendant que les autres s’amusent.

Si l’isolement social est un fait de société, c’est aussi un sujet médical. Car lorsque vous ne comptez pour personne, vous ne voyez pas d’intérêt à prendre soin de vous. Certains disent « Autant mourir » car ils ne trouvent pas de sens à leur vie et nul ne s’apercevrait de leur disparition. Voilà ce qu’on appelle des idées dépressives, conséquence fréquente de l’isolement social. Nous, psychiatres, en somme souvent témoins à la veille des congés.

Cercle vicieux

C’est triste, mais c’est ainsi : plus une société est riche, plus les liens sociaux sont difficiles. La course à la performance individuelle prend le pas sur ce qui fait de nous des humains, c’est-à-dire notre capacité à communiquer avec l’autre. Nous ne savons plus pourquoi nous courons tous si vite, ni derrière quoi, et nous finissons par oublier nos semblables. Il est pourtant démontré scientifiquement que le lien social exerce notre intelligence et protège de la dépression. Nous avons besoin de l’autre, qui nous stimule et nous nourrit.

Une patiente m’a demandé un jour comment aborder sa voisine qu’elle trouvait sympathique. Nous avons consacré la thérapie à des jeux de rôle afin qu’elle trouve le courage de l’inviter à prendre un café. En somme, elle réapprenait à être spontanée : quel bel oxymore ! Cette femme avait peur. Peur d’être intrusive, peur d’essuyer un refus, peur de ne pas être conforme à ce que l’autre attendrait d’elle, peur… Finalement, nous avons si peur les uns des autres que nous nous replions sur nous-mêmes dans une tristesse profonde. Or, l’isolement social mène à la dépression et la dépression isole : c’est un véritable cercle vicieux.

Travaux pratiques

La production frénétique a confondu progrès, intelligence et déshumanisation et a, à tort, associé les émotions au caractère primitif de nos civilisations. Alors qu’elles s’avèrent sophistiquées et complexes, elles sont perçues comme infantiles, « bisounours ». Je ne compte plus les patients qui me demandent de leur apprendre à être moins sensibles afin de ne plus se sentir vulnérables face aux « robots » anesthésiés et décideurs. Bien évidemment, je leur dis que je ne sais pas faire.

Pour certains, il est compliqué de dire bonjour au voisin, de proposer un gâteau à la mère célibataire qui trime un 15 août pendant que ses enfants sont enfermés dans un minuscule studio, de s’inquiéter d’un commerçant dehors dans le froid. Pourtant, ceux qui font le pas comprennent souvent que l’autre n’attendait que cette attention. Parfois, on a besoin de paliers et en cela, les réseaux sociaux et les sites de rencontres, même s’ils entretiennent la phobie sociale généralisée, sont d’un bon secours.

Seulement, la virtualité a ses limites et, un jour ou l’autre, il faut passer aux travaux pratiques. Alors, si vous êtes isolé, si vous me lisez, sachez qu’un mot, un sourire, allez, soyons fous, une main posée sur une épaule peut changer le cours de votre vie. Vous ne partirez peut-être pas en vacances avec cette nouvelle connaissance, mais vous trouverez sûrement du plaisir à rêver des futurs bons moments que vous passerez ensemble.

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