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Quelques textes de la veillée de Noël

Introduction 

Pèlerins d’Espérance en Communion était le thème du 37e Chapitre général des Missionnaires Oblats avec lequel nous poursuivons notre méditation.

En tant que pèlerins, nous nous engageons sur un chemin marqué par l’inconnu, mais nous avons confiance que Dieu nous conduit.

Dans notre monde troublé par la guerre, la pauvreté et la destruction de la planète, le 37e Chapitre Général nous a fait reconnaître notre vocation missionnaire à proposer l’espérance.

Le pape disait dans son message aux membres du Chapitre : Être des missionnaires de l’espérance signifie savoir lire les signes de sa présence cachée dans la vie quotidienne des gens.

Le Pape François, nous invite à la synodalité et à la fraternité. Il nous a rappelé que la communion est un défi dans notre monde si profondément marqué par des divisions et de l’égoïsme. Pour le pape, nous ne serons des pèlerins de l’espérance que si nous vivons la communion entre nous, puis dans l’Église, et avec toute l’humanité et la création.

Seigneur, lorsque je pense à l’espérance, je me vois comme un maillon d’une chaîne interminable. Comme chrétien, je me sens en lien avec cette foule innombrable de croyants et de croyantes qui nous ont précédés et qui nous suivront.
+ Mon espérance s’enracine dans l’Ancien Testament, dans cette longue tradition du peuple choisi. Ce peuple avec lequel tu as scellé une Alliance n’a pas toujours été fidèle. Il a souvent remis ta Parole en question. Mais malgré ses faiblesses et sa nuque raide, tu as toujours été fidèle à tes promesses.
+ C’est à travers la lignée des Apôtres et des premiers chrétiens que la Nouvelle Alliance s’est transmise progressivement dans l’Église, jusqu’à nous. Chaque fois que nous célébrons ensemble l’Eucharistie, nous réaffirmons que cette Alliance de toi avec nous est toujours aussi réelle et continuera de l’être jusqu’à la fin des temps.
+ Seigneur, fondé sur cette certitude de l’accomplissement de l’Alliance par la mort-résurrection de ton Fils, mon espérance s’alimente au jour le jour de ces petites pousses de nouveauté que je vois surgir quand j’ouvre grand les yeux :

+ Quand des hommes et des femmes s’engagent auprès des autres en ton Nom, je réalise que ton Royaume est déjà en train de se réaliser ;

+ Quand je pense à l’élan suscité par le patriarche Bartholomée Iᵉʳ et le Pape François à entendre le cri de la terre et subvenir aux besoins des marginalisés.

+ Quand je pense à toutes ces personnes qui viennent en aide à ces réfugiés Ukrainiens ou issus de la mer Méditerranée,

+ Quand je pense aux milliers de bénévoles qui secourent leurs frères et sœurs à travers des associations caritatives, comme les Restos du cœur ou le Secours Catholique…

+ Quand je pense à ces femmes iraniennes qui réclament le respect et la liberté.

+ Quand je pense à tous ces groupes de chrétiens qui relisent leur vie à la lumière de la Parole de Dieu,

Benoit : Je reconnais en eux de véritables témoins de l’évangile ; plus près de moi, il y a ….

+ Les étudiants de la Frat-Mazenodienne qui décident de mettre la fraternité au cœur de leur vie étudiante.

+ Ces anciens addicts du Cenacolo qui aident les arrivants à relever la tête, à retrouver un peu de dignité.

+ L’aumônerie de l’hôpital Montperrin qui jour après jour, transforme l’indifférence en proximité.

+ La visite des personnes malades ou isolées nous montre que les quelques minutes ou l’heure passées auprès de ses personnes illuminent durablement leur vie.

+ L’accompagnement des personnes ou des groupes.

Seigneur, oui, lorsque j’ouvre grand les yeux, je vois qu’il y a encore et qu’il y aura toujours, des signes d’espérance, car il y aura toujours et partout, des personnes qui vont concrétiser ta Présence parmi nous. « Je serai avec vous jusqu’à la fin des temps ! » Amen.

La création a gardé l’espérance (Romains 8, 18-25)

J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Seigneur, apprends-moi à espérer

Espérer, c’est respirer
La Bible nous enseigne que l’homme naît du souffle de la vie que « le Seigneur lui a soufflé dans les narines ». « Celui qui renaît du souffle est libre comme le vent », nous murmurent les évangiles. Le souffle ? Nul ne sait d’où il vient ni où il va : il est ce qui nous emporte plus loin que le présent.
Seigneur, transforme-moi en être mobile, curieux de respirer un air toujours différent.

Espérer, c’est marcher
Marcher est une merveille qui dit que nous ne sommes pas attachés à un milieu donné, que nous cherchons toujours notre chemin. Nous n’arrêtons pas de changer, éprouvant que nous n’advenons à nous-mêmes qu’en nous dépassant toujours.
Seigneur, donne-moi de repartir à nouveau et à nouveau.

Espérer, c’est être en route
Nous ne sommes pas arrivés et nous cherchons encore le but. L’homme n’est ni d’ici, ni d’ailleurs. Il est entre deux, il advient sans cesse. Nous sommes des migrants.
Seigneur, apprends-moi à aimer cette grande migration qu’est la vie.

Espérer, c’est désirer
C’est-à-dire vivre dans le monde comme si nous ne pouvions nous résoudre à en rester là. Nous ne sommes jamais satisfaits des demeures établies. Où que nous habitions, nous regardons plus loin, vers des futurs.
Seigneur, cultive en moi l’énergie du désir.

Espérer, c’est imaginer
L’homme n’est jamais tout à fait là où ses pieds le posent. Il est plus grand que ce qu’il est. Celui qui espère peut traverser des murs.
Seigneur, éveille en moi l’inimaginable de ta Parole.

Espérer, c’est être pétri d’avenir
Notre histoire ne cesse de nous attendre. Pour devenir ce que nous ne sommes pas. L’homme part pour être lui-même. Et il ne devient qu’à la condition de savoir passer. Nul ne se trouve que s’il accepte de se perdre.
Seigneur, fais-moi passer, traverser, aller de moi vers l’autre.

Espérer, c’est faire confiance en l’avenir
S’en remettre « à la grâce de Dieu », c’est-à-dire être par ce qui vient, par les autres, par les événements. Espérer, c’est accepter de se laisser faire et de naître en toute rencontre. Celui qui espère ose s’en remettre à l’autre. L’espérance est un geste qui nous engage dans une partie risquée dont nul ne sait l’issue.
Seigneur, devant toi, avec toi, je dis « oui » à l’inconnu de la vie.

Jean-Yves Bazion

Dans la nuit et l’espérance

Aujourd’hui, dans la nuit du monde et dans l’espérance de la Bonne Nouvelle, j’affirme avec audace ma foi dans l’avenir de l’humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.
Je refuse de croire que l’être humain ne soit qu’un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d’influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l’avis de ceux qui prétendent que l’homme est à ce point captif de la nuit sans étoile du racisme et de la guerre, que l’aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité.
Je crois que la vérité et l’amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort.
Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l’espoir d’un matin radieux. J’ose croire qu’un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l’éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l’égalité et la liberté pour la vie de leur cœur. Je crois également qu’un jour toute l’humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour.
Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l’agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s’asseoir sous son figuier, près de sa vigne, et personne n’aura plus de raison d’avoir peur.

Poème de Martin Luther King

« Pèlerins d’Espérance en Communion »

« Être des Missionnaires de l’espérance signifie savoir lire les signes de sa présence cachée dans la vie quotidienne des gens ». Pape François

Sachons lire la présence de la Lumière de Noël tout au long de l’année 2023.

La Maison de Fondation et la Communauté des Missionnaires Oblats vous remercient de votre présence et de votre soutien tout au long de l’année 2022.

La communauté des Missionnaires Oblats

Jo, Mario, Benoit, Jean-Marie, Hipólito.

1 commentaire pour “Quelques textes de la veillée de Noël”

  1. Merci, vraiment, pour cette longue méditation qui nous met debout pour nous rendre capables de marcher parmi les hommes en communion avec le Christ. Elle est elle-même facteur d’espérance.

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