Aller au contenu

Synthèse des contributions du parcours synodal dale diocèse d’Aix et Arles

Nous avons le plaisir de vous adresser ci-après la synthèse de la démarche synodale pour le diocèse d’Aix en Provence et d’Arles. 

Nous remercions vivement toutes les personnes qui nous ont adressé le fruit de leurs réflexions au sein des divers groupes de notre diocèse.

Le document comporte, hors pages de couverture, 10 pages complétées de 5 pages d’annexes. Cette synthèse a été préparée et rédigée par une équipe de 5 personnes du diocèse.

Françoise Gaussen- Pierre Laurent – Chantal Maille – Nicolas Maille – Jean-Marc Vincenti  

Nous avons reçu l’approbation et l’accord pour expédition du document par notre Archevêque, Monseigneur Christophe Dufour, ce 11 mai 2022.

Bonne réception – Bien fraternellement

Pierre Laurent

  1. Comment s’est déroulé le processus de consultation ?

Comme prévu, l’annonce officielle de ce cheminement synodal a eu lieu le 17 octobre 2021. Monseigneur DUFOUR, Archevêque du diocèse Aix et Arles, a fait diffuser dans chaque paroisse des flyers présentant cette démarche et appelant chacune ainsi que chaque mouvement/ groupe à y participer.

Une équipe diocésaine de cinq personnes avait la charge du suivi de ce chantier. Dans un premier temps l’équipe s’est approprié l’ensemble des documents mis en outre à la disposition de tous sur le site internet du diocèse.

Dans un deuxième temps chaque membre a eu la mission de se rapprocher d’un certain nombre de mouvements ou groupes ou curés de paroisses pour les inviter à une participation active.

Le démarrage a été lent et difficile. 

« Il a été très difficile de mobiliser les personnes », « Même les personnes fréquentant régulièrement l’Eglise ne se sentaient pas concernées par le synode». 

Les petites communautés ou groupes déjà constitués ont été les premiers à se mobiliser, les paroisses l’ont été dans un second temps. Le décalage de la date de retour a été bénéfique. Nous pensons que sans cela nous aurions eu très peu de résultats.

La réception a été cependant très diverse, de la distance jusqu’à de réels et importants investissements. Quantitativement, les résultats sont plutôt encourageants sachant que cette démarche est arrivée concomitamment avec la réception du rapport de la CIASE lequel a sérieusement troublé nombre de clercs et de laïcs.

Nous pouvons estimer de manière assez fiable :

  • Nombre de groupes ayant fait une remonté : 117
  • Nombre de rencontres : 250
  • Nombre total de personnes ayant participé à au moins une rencontre : 920 La répartition des groupes :

      ▪      Groupes paroissiens ad hoc : 65

      ▪      Groupes paroissiens existants : 36

      ▪      Communautés religieuses : 4

      ▪      Mouvements ou services : 6

      ▪                         Autres (individuels, familial…) :6 dont un groupe d’élus communistes et 2 groupes

d’aumônerie.

Il est très difficile d’établir de manière exhaustive les thématiques abordées. Sur 236 thèmes, nous observons :

Les plus repérées: (+10%)

L’interrogation fondamentale : 32 fois

L’écoute : 27 fois

Autorité et participation : 25 fois

Le dialogue dans l’Eglise et la société : 23 fois  Les moins repérés : (- de 5%)

Œcuménisme et Se former à la synodalité avec 9 et 8 fois.

36 fois d’autres questions ont été soulevées.

  1. Quelle expérience de la synodalité a été vécue ?

Une joie ressort de ces rencontres qui ont permis aux participants de faire communauté, de se découvrir autrement, de partager sur cette Eglise à laquelle ils sont attachés. « C’est cela la première grâce reçue : rencontrer des gens que l’on croise à l’église ou ailleurs sans se parler. »

Cette expérience heureuse de compagnonnage a incité la plupart des personnes à participer à plusieurs réunions. 

Les groupes expriment avoir expérimenté une manière de faire, nouvelle pour beaucoup d’entre eux, et qui a permis une profondeur de partage. « Nous nous sommes écoutés les uns les autres, et l’Esprit Saint s’exprimait à travers nos paroles. » Ils soulignent l’importance du temps de prière sur la Parole qui change le climat, de l’invocation de l’Esprit Saint, de la prise de parole sans être interrompu qui permet d’être vraiment écouté.

Certaines limites ont été relevées : la difficulté pour certains de partager, le peu de participants, le fait de ne pas toucher toute la communauté mais principalement les personnes engagées. Une crainte est exprimée sur la manière dont leurs avis seront entendus.

Il en ressort une certaine espérance, une envie de poursuive de partage et d’écoute. « Cela

nous invite à proposer pour l’avenir de semer des petites communautés de partage et d’amitié. »

  1. Ce qui ressort de manière significative

Le Christ est à mettre au centre de la vie et de la vision de l’Eglise.

L’Eglise, avant d’être un « système » ou une « structure »   est un mystère, un corps mystique, une institution voulue par le Christ lui-même.  Sa mission est d’annoncer la Bonne Nouvelle.

3.1.   L’Eglise ne rejoint pas les hommes et les femmes là où ils sont

L’Eglise est coupée de la réalité et du monde, elle a une certaine frilosité à se confronter à lui.

Elle peut être ressentie comme un bloc qui ne se mélange pas, l’affaire d’une élite, un pouvoir dominant.  Elle manque de fraîcheur et de spontanéité pour accompagner chacun dans sa démarche spirituelle et son chemin de vie. Elle n’est pas perçue spécialement comme un lieu de dialogue, elle donne l’impression de suivre sa route avec des idées, une morale et des rites figés.   

L’image des couloirs de piscine a été évoquée, « on ne passe pas d’un couloir à l’autre sans risquer de se faire siffler ».

L’Eglise peine à se débarrasser de ses lourdeurs, privilèges, titres, honneurs, fastes,  langage désuet, pour se centrer sur sa mission première: annoncer la Bonne Nouvelle.

« L’enjeu est que l’Eglise en tant qu’organisation s’adapte aux évolutions du monde pour que son message d’amour intemporel se vive dans le monde actuel comme le Christ s’est incarné dans le monde de son temps. »

Elle conserve un clergé et des ministères fermés aux femmes, moitié de l’humanité.

3.2. Le ministère des baptisés n’est pas honoré dans toutes ses dimensions.

Il convient que l’onction de « prêtre, prophète et roi » reçu le jour du baptême retrouve tout son sens. Les baptisés hommes et femmes forment le corps de l’Eglise dont le Christ est la tête. Certains baptisés ont été mis à part pour servir la communion et la charité afin que nul ne soit oublié.

« Le sacerdoce des prêtres et celui des fidèles sont complémentaires et interdépendants. Cette complémentarité doit être mise davantage en évidence. »

  • Mission des laïcs, hommes et femmes

La question a été clairement posée : Sommes-nous encore capables de nous afficher comme chrétiens ? D’en témoigner dans notre vie de tous les jours et partout ?

Nous avons certainement un travail à faire sur nous même, une conversion à vivre pour sortir de notre confort et aller vers l’autre, nous impliquer et nous investir dans la vie de l’Eglise sans pour cela abandonner tout ce qui concerne la vie de la cité et du travail où là aussi nous avons à témoigner.

Nous avons à prendre et à assumer une juste place au sein de la communauté, être des témoins joyeux de la foi qui nous habite en rentrant en relation et en écoutant les autres, en tendant la main. « Appeler à être des arbres de vie qui absorbent la pollution de l’indifférence et instillent l’oxygène de l’amour ».

Nous devons ne plus être des spectateurs – consommateurs mais des acteurs, que cela concerne  le culte ou la gouvernance. Il faut que chacun trouve une place où il peut faire fructifier ses talents.

 « Ma relation à Dieu teinte aussi ma relation aux autres… Pour témoigner, nous avons besoin sans cesse de nous renouveler dans le Christ…. Cette relation intime nous procure la paix, la joie et nous booste à témoigner de cette joie qui nous habite… ».

« J’ai une équipe ACO (Action Catholique Ouvrière) avec des femmes différentes, divorcées, homosexuelles… c’est un chemin qui n’est pas compréhensible pour les catholiques de la paroisse, je suis dans l’Eglise à ma manière ». 

« Il faut découvrir toujours plus l’égalité fondamentale de tous les baptisés ».

« Dans l’Eglise (paroisse) le fidèle est infantilisé par le clergé. Nous sommes dans des relations dominants – dominés. »

  • La Mission des prêtres :

La parole est donnée à un jeune d’aumônerie 4ème /3ème « je me suis rendu compte que le prêtre n’est pas là que pour faire la messe ! Il est là aussi pour apaiser et libérer des fardeaux, c’est un vrai métier compliqué ! ».

La demande générale est que le prêtre retrouve essentiellement son rôle de pasteur qui est au service de son troupeau, qui marche avec lui. Cela n’implique pas la passivité du troupeau qui doit être incorporé dans toutes les activités de l’Eglise, qu’elles soient temporelles ou spirituelles, il n’y a pas de lieu où les baptisés n’ont pas de place. Cela doit libérer du temps à nos pasteurs pour qu’ils puissent accompagner, faire découvrir les trésors de l’Evangile mais aussi être présents dans la vie sociale de la ville /village et auprès des autres frères chrétiens ou d’autres religions.  Les prêtres ont à se comporter comme des frères plutôt que comme des pères ce qui évite de développer un système hiérarchique avec une parole descendante. Cette fraternité est aussi à développer dans les relations entre prêtres afin d’éviter qu’un changement de curé entraine un changement systématique et immédiat de toutes les activités de la paroisse.

« L’expérience de « douches écossaises » successives : « Chaque curé arrive avec son style et ses idées propres, et a le pouvoir de faire ou défaire ce qui a été édifié par le passé ».

« Les clercs n’ont plus à avoir un caractère « sacré » qui leur donne une autorité et un ascendant sur les fidèles pouvant entraîner des abus de pouvoir … Il faut bannir la culture du secret et de l’entre-soi de tous les organes de décisions qui seront composés aussi bien de clercs que de laïcs compétents et formés, hommes et femmes ».

 « Que le pasteur ne se prenne pas pour le Christ mais qu’il Le laisse voir à travers lui » ● Formation

o Formation fondamentale

Les séminaires doivent être des lieux de formation ouverts qui donnent à ceux qui se préparent à être prêtres  une appréhension  réaliste du monde et de la vie au quotidien. Pour cela ils doivent pouvoir développer une autonomie de vie et faire leur propre expérience suivant le parcours qu’ils ont eu avant leur entrée au séminaire.

Le manque de prêtres ne doit pas être un élément déterminant dans le discernement des vocations.

Les prêtres venus d’un autre pays/continent doivent recevoir une formation sur la culture du pays/diocèse dans lequel ils sont accueillis afin d’éviter des impasses concernant la place des laïcs ou l’imposition d’un certain cléricalisme.

 « Formation des prêtres : devrait se faire avec les laïcs pour apprendre à travailler ensemble, dialoguer…Quelle formation à l’écoute, au dialogue, à l’ouverture au monde ? Quelle formation pour être au service de tous ? »

« Les prêtres, célibataires, sont-ils dans la vraie vie ? Peuvent-ils comprendre les gens ? » o Formation continue

Elle devrait prendre un caractère obligatoire et être dispensée, quel que soit le sujet, dans le but de faire « Eglise », c’est-à-dire d’améliorer les relations entre clercs, entre clercs et laïcs, entre laïcs.

Ne pas omettre les formations visant à mieux se connaître et la formation à la synodalité qui reste un ouvrage à remettre sans cesse sur « le métier ».

 « Se former ensemble à l’écoute : clercs, laïcs, disciples avant d’être missionnaires : apprendre à écouter avant de parler ». « Tout laïc en responsabilité devrait avoir une formation appropriée à son service ». 

3.3 Les célébrations ne permettent pas de vivre la communion

La célébration eucharistique est souvent la seule célébration proposée dans la paroisse et ses modalités sont interrogées.

Les paroissiens demandent  une  simplification de la liturgie, avec un langage plus accessible et un équilibre des séquences -Parole ; Pain ; convivialité- et de leurs durées .Certains déplorent  la sacralisation de l’eucharistie, l’importance donnée à la forme du culte, la position des prêtres, le refus de donner les sacrements aux personnes remariées, ou de laisser les filles être enfant de chœur, mais la plupart des fidèles souhaitent être davantage impliqués dans l’acte de célébrer.      Afin de rendre la messe plus vivante, fraternelle et source de joie, « au lieu d’assister à une célébration hors sol, hors de leur vie » , ils veulent participer activement au service de l’autel, aux lectures, à l’homélie, à la prière universelle, à des  « échanges pendant la messe » , à la distribution de la communion, aux annonces,  rappelant que « toute l’assemblée célèbre et que le prêtre préside. » 

Ils désirent également la prise en compte des sensibilités des membres de la communauté (jeunes et ainés, \ chants de louange et grégorien) afin que tous se sentent reconnus, et accueillis.

 L’ensemble de ces demandes d’évolution constitue un gage de survie, disent les jeunes :  « Que ferons-nous quand les mamies seront mortes ? ».

3.4 Une gouvernance de l’Eglise qui n’est pas adaptée

Si l’articulation des paroisses et mouvements d’Eglise avec le diocèse semble grippée, l’organisation des paroisses le parait également. D’où viennent ces tensions ?

  • la manière dont est vécu le rôle du prêtre pose question : « le prêtre n’est pas sacré, il a une fonction sacramentelle » mais détenant tous les pouvoirs il est souvent seul décideur. Le curé doit davantage être « pasteur » que « patron ». «  Le modèle de la paroisse, et de l’Eglise plus largement, en dépit des espoirs suscités par le concile Vatican II, reste très largement patriarcal »
  • les Organes internes de fonctionnement -CP, EAP- sont inexistants ou sans cadre établi
  • les femmes n’ont pas de place dans la gouvernance de l’Eglise.

Face à ces constats, l’Eglise est invitée par les catholiques à :

  • reconsidérer « les relations, les rôles et les responsabilités des laïcs et des prêtres au sein de la vie des paroisses. » ;
  • professionnaliser les Conseils économiques et pastoraux ;
  • accorder la possibilité aux aumôniers d’hôpitaux de donner le sacrement de réconciliation aux malades fin de vie, en l’absence de prêtre ;
  • reconnaitre la place des femmes dans l’Eglise. Cette insistance porte sur le Service de la messe, le diaconat, la gouvernance, l’homélie, la distribution de la communion,  jusqu’à « Une église où les femmes aient accès à la prêtrise. » 

3.5 Les paroisses ne reflètent pas une communauté fraternelle

 La paroisse est vue comme « un patchwork » sans harmonie, où loin de faire communauté, on reste côte à côte, sans se connaitre  .La fraternité se vit souvent dans les  groupes de prières, les Maisonnées, les petites Fraternités, les mouvements, les lieux de formation (Alpha ; Ecole des témoins), ailleurs que dans les communautés paroissiales malgré la visée diocésaine de « créer une communauté aimante et fraternelle ». On perçoit bien les attentes d’écoute et de partage: « qu’il y ait plus de chaleur entre nous, que nous ne nous sentions pas jugés », la nécessité d’ « aller vers les jeunes et les autres », les nouveaux, les exclus, mais, force est de constater que

« Le message et l’attitude de l’Eglise ne sont pas en adéquation ».La démarche synodale est venue interpeler nos consciences :  « Les réunions de réflexion pré-synodales nous ont fait du bien, nous ont remis en question en partageant des propositions. »

  1. Réalité actuelle de la vie synodale

En tout premier lieu nous constatons que la thématique de formation sur la synodalité n’a quasiment pas été abordée (9 fois sur 236 thèmes). Désintérêt ? Inutilité de la formation ? Nous ne pouvons en préciser le pourquoi sauf peut-être noter, dans quelques fiches un sentiment de croyants un peu désabusés. 

A la lecture des remontées, nous mesurons que la pratique synodale est peu vécue ou peu ressentie comme une réalité dans nos instances, qu’elles soient paroissiales ou diocésaines. En même temps, nous constatons la joie réelle d’une très grande majorité des personnes d’avoir participé à cette démarche initiée par notre Pape François. La méthodologie proposée a été largement appréciée. Plusieurs personnes ont relevé combien il avait été fructueux de se mettre à l’écoute de l’autre, parfois inconnu, en sachant maîtriser ses propres réactions pour laisser le temps à l’Esprit Saint de nous inspirer. « Nous ne nous connaissions pas et nous avons fait communion», « j’aime réfléchir ensemble, j’aime voir d’autres opinions (jeunes) »

Il semble que la réalité synodale se vive plus facilement, de manière régulière, dans certains petits groupes, communautés ou mouvements. Plusieurs d’entre eux ont ainsi appelé à raviver de petites communautés.

C’est aussi le cas des paroisses où des communautés nouvelles installées sont déjà habituées à ces processus. 

« Dans notre paroisse…les différents conseils…sont de vrais lieux de synodalité = cheminer ensemble… » « Chercher ensemble le Christ » « notre paroisse est un bel exemple » « Le chemin synodal est bien passé chez nous »

Il faut aussi souligner que près d’une centaine de personnes ont pu vivre une belle expérience synodale lors d’un week-end diocésain organisé à Notre Dame du Laus, à l’initiative de notre Archevêque.

Même si cette thématique a été peu abordée en tant que telle, le ressenti de ce qui a été vécu pendant ce processus synodal a fait naître des « vocations » pour de prochaines rencontres.

Peut-être peut-on voir ici les embryons d’une synodalité nouvelle.

  1. Attentes, envies et désirs, rêves

L’ensemble des remontées laisse entrevoir le désir d’une Eglise plus proche du message évangélique : fondée sur la charité, simple, humble, accueillante, fraternelle et priante. Plusieurs points sont particulièrement développés.

5.1. Une Eglise au service

Il est souhaité voir le visage d’une Eglise plus proche des gens, qui soit le reflet du Christ qui nous dit : « Je suis parmi vous comme celui qui sert ». Beaucoup attendent que cette attitude d’amour et de service soit visible entre les Chrétiens, mais aussi envers le monde. « L’enjeu est que l’Eglise en tant qu’organisation s’adapte aux évolutions du monde pour que son message d’amour intemporel se vive dans le monde actuel comme le Christ s’est incarné dans le monde de son temps. »  

5.2. Une Eglise qui appelle à la spiritualité et à la communion

La vie paroissiale autour des célébrations ne suffit pas et le développement de la relation personnelle au Christ devrait être mieux soutenu dans nos communautés.  « Les jeunes ont faim et soif. Il faut les nourrir et leur montrer la source, sinon Jésus restera un inconnu. » Cela est vrai de manière plus globale, il y a un  « désir de spiritualité mais l’Eglise ne sait pas y répondre ».

5.3. Une Eglise simple et pauvre

Pour témoigner de l’amour fraternel, une simplification des relations entre fidèles et clercs est souhaitée. Elle remettrait en avant que l’on est d’abord frères en Christ, par le baptême, au lieu de souligner ce qui nous différencie (sacerdoce ministériel). Abandonner les dénominations de Père,

Monseigneur… aiderait à marcher ensemble. « Devenir une Eglise plus fraternelle, plus familière, aux relations simples. »

Retrouver la simplicité évangélique est aussi souhaitée dans le domaine des vêtements et ornements liturgiques, ainsi que dans la façon de célébrer afin d’incarner le Christ proche des plus pauvres. Ceci rejoint le souhait de situer la personne et particulièrement les plus pauvres au centre de notre vie d’Eglise. « Nous souhaiterions une Eglise plus ouverte, s’intéressant d’abord aux personnes avant d’être figée sur les rites, les pouvoirs et les responsabilités. »

5.4. Une Eglise ouverte aux périphéries

Il faudrait ouvrir nos paroisses aux pauvres, aux minorités, aux marginaux en les rencontrant, les écoutant, les soutenant et leur donnant une place dans nos communautés. C’est un désir de retrouver un dynamisme vis-à-vis de ceux qui sont moins présents dans nos paroisses, par exemple en « relançant des mouvements adaptés aux enfants et impliquant les parents : MEJ, ACE… ». Certains souhaitent aussi élargir en « tissant des liens avec la communauté musulmane » dans leur quartier. Cette ouverture appelle un « besoin d’enthousiasme, d’élan missionnaire, de créativité. »

5.5. Une Eglise non moralisatrice, qui écoute et accueille sans juger

Jésus le premier a accueilli les exclus (prostituées, collecteurs d’impôts, lépreux…) sans les juger, avec le désir d’attirer à lui le plus de monde possible. Ainsi l’Eglise doit-elle aussi accueillir tous ceux qui veulent devenir enfants de Dieu, dans le respect de leur différence et sans faire la morale (divorcés remariés, homosexuels, transsexuels…). L’Eglise est appelée par beaucoup à chercher à « mettre la miséricorde au cœur de la vie sacramentelle et non pas la règle ». Elle est invitée à se recentrer sur le message de l’évangile : « La Bonne nouvelle, c’est l’amour de Dieu et non les interdits »

5.6. Une Eglise avec un langage plus intelligible

Aujourd’hui, une partie de la communauté souhaite pouvoir mieux comprendre ce qui est dit ou fait pendant les célébrations car les mots et les symboles sont porteurs de sens. Pourtant, « la liturgie est complexe, il y a une catéchèse à faire, simplifier, parler de Dieu avec des mots simples et des mots d’aujourd’hui ». Or le lexique employé n’est pas toujours simple et la nouvelle version du missel a rajouté certains termes compliqués (comme consubstantiel). Ceci est particulièrement vrai quand on accueille les catéchumènes, les fiancés, les parents qui demandent le baptême pour leur enfant. Il faut faire attention à ne pas utiliser un jargon catholique qui rend le message de l’Eglise incompréhensible. 

5.7. Une structure plus transparente

Pour encourager une implication des paroissiens, il semble indispensable que les structures paroissiales deviennent plus transparentes. « La communauté a besoin que la gouvernance au niveau des paroisses soit clarifiée et orientée par le diocèse ». Par exemple, les membres des

Conseils paroissiaux et du Conseil économique pourraient être élus, avec le cadre de leur service (mission, mandat, composition, renouvellement…) décrit dans un document accessible pour l’ensemble du diocèse. Il est souhaité que leurs décisions fassent l’objet de compte-rendu régulier à l’ensemble de la paroisse.

5.8. Une Eglise avec une gouvernance plus collégiale, laïcs impliqués 

Les laïcs qui ont participé à la démarche synodale sont désireux de participer plus à la vie de la paroisse. En tant que baptisés ils ne se considèrent pas « là pour aider le prêtre, mais pour servir ». Ils ont conscience de la nécessité de se former pour leur mission et souhaitent être accompagnés. Pour aboutir à un fonctionnement plus collégial où laïcs et prêtres fassent « un » à la suite du Christ, il est pressenti la nécessité de « redéfinir les contours du ministère presbytéral… et reconnaitre aux baptisés la capacité d’être acteur et de participer aux décisions ». Apprendre à travailler en équipe avec les paroissiens permettrait de construire une Eglise plus fraternelle et pourrait éviter tant l’épuisement de certains prêtres que des abus de pouvoirs.

Enfin il est souhaité que l’Eglise reconnaisse et s’enrichisse de tout ce que les femmes apportent et devienne un modèle dans le monde du respect de leur dignité. « Une Eglise paritaire où les femmes et les hommes soient visibles à chaque niveau de son organisation, dans ses responsabilités, ses prises de décision, ses missions. Une Eglise qui entraine le monde vers plus de parité. »

5.9. Des communautés paroissiales qui prennent le temps de relire leurs expériences. 

Les personnes engagées dans les projets donnent beaucoup de leur temps et de leur énergie en cherchant le bien de l’Eglise. Pourtant, les changements sont parfois faits sans avoir pris le temps d’en évaluer les fruits. Une relecture plus régulière des services permettrait de faire mémoire et d’avancer en essayant de faire mieux. 

5.10. Une volonté de poursuivre et d’étendre la démarche synodale

Beaucoup de participants à la démarche synodale ont été séduits par la méthode proposée. Ils proposent de continuer soit de continuer des groupes pour réfléchir à la vie de l’Eglise, soit de s’inspirer de cette manière de faire pour les réunions en paroisse. « Former le clergé et les laïcs au discernement communautaire : ce devrait être le mode courant de prise de décisions dans les instances paroissiales », « Le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Eglise du 3ème millénaire ».

ANNEXES :

Une image et quelques citations reprises sur les fiches synthèses

« Responsable de communauté = chef d’orchestre qui fait jouer tous les instruments ». 

Écoute / partage

« Entendre des avis différents me fait progresser ».

« Croitre en écoutant l’autre. » « Nous ne nous connaissions pas mais avons fait communion. »

« Nous avons fait dans ce groupe l’expérience du compagnonnage. » « Nous ne nous connaissions pas et nous avons fait communion. »

(jeunes) « c’est agréable d’être écouté et de se questionner ensemble ! » « Richesse de notre partage, tristesse du peu de participants ».

« Nous avons vécu une expérience de fraternité sans aucune difficulté, au sein d’une communauté joyeuse, permettant des témoignages, l’expression des difficultés de chacun ». « On est toujours les mêmes pour se retrouver : cet outil de démarche synodale est fait pour parler et exister en église, il faut en profiter quand la motivation Eglise ou le cadre n’aident plus. »  « Le groupe a ressenti cette soirée comme un apprentissage. Il a expérimenté la capacité à écouter sans se couper et la fécondité de cette parole écoutée. Il a beaucoup apprécié de replacer l’écoute mutuelle dans la parole de Dieu (temps de prière). La démarche est longue mais très intéressante. »

Tensions : à quoi ça sert ? Est ce qu’on sera entendu. Certains ont eu du mal à rentrer dans le partage, à parler. 

 « Difficulté à témoigner pour la moitié du groupe. »

« Partage d’expériences vécues en paroisse ou à l’extérieur. »

« Souffrance de ne pas être entendu, la question de l’utilité de ces rencontres » « Difficulté de comprendre la finalité de cette démarche ».

« Nous avons peu d’illusions sur ce que cela va pouvoir produire. Serons-nous même lus ? 

 « scepticisme face aux résultats de cette démarche synodale. Comment prendre en compte toutes les réflexions des différents pays ».

« poursuivre cette démarche synodale à peine amorcée… »

 « Propositions d’un nouveau partage « ouvert à tous » »

 « beaucoup de joie à l’idée d’ouvrir la parole en Eglise »

 « le groupe a ressenti cette soirée comme un apprentissage. Il a expérimenté la capacité à écouter. Et la fécondité de cette parole écoutée. »

 « joie de participer en pleine responsabilité d’enfants de Dieu, à ce grand mouvement de l’Eglise universelle ».

 « Joie de se connaître, de partager… ».

 « expérience de fraternité…une découverte très enrichissante, troublante et parfois bouleversante…une occasion de découvrir les anonymes croisés à la messe » « le besoin de prolonger cette rencontre au-delà de la démarche synodale… »

 « Notre église se doit d’être un véritable « temple » d’échange et de partage. »

 « Marcher ensemble est un choix, chacun peut participer à cette démarche à condition d’oser le témoignage quotidien. »

 « Partager avec les paroissiens ce qui a été dit lors des réunions synodales. »

 « Prévoir une réunion post-synodale réunissant tous les participants aux rencontre synodales de l’unité paroissiale qui le voudront bien, pour partager les découvertes et les propositions et essayer de faire évoluer les situations insatisfaisantes. »

« L’écoute nécessite une posture qui permet au détenu de retrouver sa dignité humaine. »(goupe aumônerie de prison)

Lien à l’Eglise / l’Eglise et le monde

« Sentiment de ne pas être entendu – une église qui met du temps à bouger » 

 « Nous aimons l’Eglise, peuple de Dieu. Malgré les difficultés, nous y sommes attachés, nous lui restons fidèles ».

 « La joie de se retrouver, un attachement fort à l’Eglise, conscient d’en être, souffrance et tristesse vis-à-vis de la vie paroissiale, effort pour recueillir les semences positives, sentiment de subir des situations, peu de place pour se faire entendre. »

 « joie de participer, en pleine responsabilité d’enfants de Dieu, à ce grand mouvement de l’Eglise universelle. »

« Le modèle de la paroisse, et de l’Eglise plus largement, en dépit des espoirs suscités par le concile Vatican II, reste très largement patriarcal. Pour des laïcs en 2022, majeurs, formés, riches de leur expérience de vie, cette réalité est difficile à vivre et à accepter ».

« l’Eglise n’est pas perçue spécialement comme un lieu de dialogue. Il lui manque souvent l’écoute, qui peut prendre du temps, mais qui est souvent plus efficace que l’imposition d’un point de vue »

« l’Eglise un référent à consulter mais pas forcément à suivre. »

« Le pape François dit lui-même qu’elle (l’Eglise) risque de n’être bientôt plus qu’un musée. N’estce pas parce qu’elle :

  • N’est plus tournée vers le monde mais repliée sur elle-même
  • Ne répond plus à sa mission, d’annoncer la Bonne Nouvelle
  • S’attarde et se limite à établir une morale, sexuelle en particulier, et à proclamer des dogmes – En reste à des traditions séculaires archaïques.
  • Ne s’est toujours pas débarrassée de tout ce qui la freine et la détourne, à commencer par des privilèges, des titres, des honneurs, des fastes, une langue désuète et des rites lourds.

« une vraie souffrance ressentie dans et par l’Eglise, en particulier en raison d’une absence d’écoute, d’une non-reconnaissance du travail accompli au fil du temps. Pour certains une perte totale de confiance dans la hiérarchie et un profond sentiment d’impuissance. » 

 « Il y a plein de barrières, trop de règles, trop d’intermédiaires. L’Eglise apparaît comme un dictateur. » 

Des ponts pas des murs ! 

 « Le chemin de la synodalité est celui que Dieu attend de l’Eglise du 3ème millénaire »

Souhait que l’institution ecclésiale se munisse de structures (autres que le secours catholique) pouvant venir en aide aux personnes dans des difficultés sociales. »

 « On aimerait un Eglise plus ouverte, pas seulement pour les questions de mœurs ; qu’elle soit ouverte aux autres confessions, qu’elle s’ouvre d’avantage aux femmes. »

 « Sortir de son propre confort pour aller vers l’autre : l’étranger, celui qui est différent de par sa sexualité, sa religion, ses idées politiques, sa fragilité psychique ou physique. »

« relancer des mouvements adaptés aux enfants et impliquant les parents : MEJ, ACE… »

« Voir une approche de l’église différente pour nos frères divorcés. »

« Une Eglise ouverte aux périphéries, à ceux qui ne correspondent pas aux « schémas-types », ouverte à la diversité des genres (trans, homosexuels…). S’ils le désirent, tous doivent pouvoir, dans le respect de leurs différences, devenir enfant de Dieu et vivre en fraternité dans une communauté chrétienne. »

« Communautés paroissiales qui cohabitent territorialement avec les différentes structures sociales, éducatives, sportives ». 

Fraternité

« Joie de se retrouver ou joie de se connaitre. »

«J’habite ici depuis 10 ans, et je peux enfin, aujourd’hui, mettre des visages sur des noms. »

« Entrer dans une démarche claire est aidant. » 

« pouvoir confier certaines de ces intentions de prières à des personnes très âgées ou malades pour qu’elles puissent ainsi participer à la vie paroissiale. »

 « Nous ne nous connaissions pas et nous avons fait communion. »

« Accueillir toujours plus : à l’entrée de l’église, les familles des défunts, les divorcés, les divorcés remariés, les homosexuels, les « failles » de chacun sans jugement » « joie à travailler ensemble »

« Joies de servir…avec d’autres adultes, dans la vie fraternelle » 

« le vécu des personnes hors paroisse est une richesse »

« Souhait que le travail entrepris se poursuive et se pérennise pour apprendre à se connaître et travailler ensemble… »

« Chacun doit pouvoir trouver sa place dans l’Eglise et se sentir accueilli et respecté, c’est le sens même de la communauté chrétienne. »

« Lancer une journée de re fondation de la paroisse/UP » 

« Le témoignage de gratitude est témoignage de grâce, une libération de grâce qui passe, nous sommes des vecteurs de grâce qui peut faciliter la repentance. »

Prêtres / Laïcs

« Le prêtre doit accepter de se laisser bouger par le peuple. Sortir des appellations : Père, Monseigneur. » Opter pour une appellation plus simple. 

« Il y a pour nous nécessité de redéfinir les contours du ministère presbytéral, le rapport entre ministère et autorité, de décléricaliser l’Église, en reconnaissant enfin aux baptisés la capacité d’être acteurs et de participer aux décisions, car « ce qui intéresse tout le monde doit être approuvé par tous ». 

« Être vigilant sur tous les signes de cléricalisme présents dans l’Église, dans le diocèse et même dans l’unité pastorale. C’est un cancer qui nous ronge et qui nous place du côté des pharisiens et pas du Christ ».

« Le dialogue avec les prêtres paraît souvent moins facile que dans un passé pas très lointain ; ils veulent trop souvent asséner une vérité, plutôt qu’être à l’écoute et comprendre ». « Le changement de prêtre remet tout en cause. »

« Reconnaissance que le fait d’être appelé à un service, de recevoir la confiance pour le mettre librement en œuvre fait grandir et permet la fécondité. » « Formation a un fonctionnement délégataire pour les curés »

« Revoir le statut des prêtres, leur sélection, leur formation : nos prêtres ne sont pas épanouis. » « Rappeler au prêtre qu’il est d’abord homme, fils, frère, oncle, ami… ne pas le mettre sur un piédestal. »

« Remise en question de la manière de former les séminaristes : enfermés dans leur tour d’ivoire sans être confrontés aux contraintes de la vie (repas, ménage, linge…) et pas en contact avec un environnement féminin. Pourquoi n’ont-ils pas un Job comme beaucoup d’étudiants ? »

« Faire naître un désir de communion sacerdotale entre les pasteurs. Besoin de formation des pasteurs pour devenir des disciples missionnaires (et non seulement des théologiens). »

« Formation des prêtres : devrait se faire avec les laïcs pour apprendre à travailler ensemble, dialoguer…Quelle formation à l’écoute, au dialogue, à l’ouverture au monde ? Quelle formation pour être au service de tous ? »

« Le curé doit d’avantage être « pasteur » que « patron ».

« Une Eglise où chacun se met au service des autres. »

« Soigner particulièrement la formation des prêtres pour en faire des serviteurs de Dieu et des autres, non pour une plus-value personnelle. »

« Ouvrir un chantier sur le sens de prêtres, prophètes et roi. »

« désacralisation du prêtre »   « le prêtre n’est pas sacré »

« décléricaliser »

« les clercs n’ont plus à avoir un caractère sacré qui leur donne une autorité et un ascendant avec des abus de pouvoirs à tous les niveaux hiérarchiques »

« cléricalisme qui nous ronge »

Célébrations

« A la messe on s’ennuie ; le langage sacrificiel n’est plus compris, ni la construction liturgique de la messe, ni la gestuelle, ce qui a contribué à vider les églises. Dans la forme qu’elle a, la messe a perdu sa signification profonde et devient un rabâchage. Or il est dit : « Dans vos prières ne rabâchez pas comme les païens. » Mt 6,7 

« Se former ensemble à l’écoute : clercs, laïcs, disciples avant d’être missionnaires: apprendre à écouter avant de parler »

« Que notre participation à la messe soit vécue de l’intérieur, sinon c’est juste un rituel. » « Travailler notre rapport à l’amour de Dieu : en quel Dieu croit-on ? Comment en être témoin ? » « avoir des célébrations paroissiales plus nourrissantes ».

« Renoncer aux oripeaux de « spectacle » : mitre, dentelle, colifichets divers. »

« Lors de la messe dominicale, la liturgie pourrait être expliquée avec des mots simples aux enfants. »

 « Les mots sont porteurs de sens… mais certains changements n’améliorent pas la compréhension : comme « consubstantiel » dans le Crédo. » « Que les femmes aient la possibilité de prêcher »

« …et pourquoi pas des femmes diaconesses ? »

« Qualité d’écoute, le Ministère de la réconciliation : pourquoi pas des femmes « ordonnées » pour ce sacrement ? »

« La place faite aux femmes. On peut bien imaginer l’ordination de femmes diacres (ce n’est pas envisagé sous l’angle de l’égalité) car on ne perçoit pas ce qui l’empêcherait. »

Gouvernance 

« Réformer la gouvernance de l’Eglise, en associant étroitement les laïcs (hommes et femmes) à la fonction pastorale et à la fonction de gouvernance ; de réformer la formation des futurs prêtres (hommes ou femmes) qui pourraient choisir de se marier, ou pas, et pourraient travailler à mitemps, et qui abandonneraient les titres de Père, Monseigneur, mal perçus aujourd’hui ; et qui seraient formés à faire face avec compétence et ouverture à tout ce qui concerne Eros ( la sexualité) et Thanatos ( la mort).

« La communauté a besoin que la gouvernance au niveau des paroisses soit clarifiée et orientée par le diocèse » 

« Présenter les membres du conseil paroissial : comment les contacter pour remonter nos idées, nos suggestions ? »

« Pour les décisions à prendre pour notre paroisse, une consultation des paroissiens pourrait avoir lieu. »

« Au sein de la paroisse, les laïcs et le prêtre doivent faire « UN » »

« EAP : décider d’un roulement tous les ans pour susciter les propositions, la richesse des échanges : faire confiance aux autres. »

« Une Eglise paritaire où les femmes et les hommes soient visibles à chaque niveau de son organisation, dans ses responsabilités, ses prises de décision, ses missions. Une Eglise qui entraine le monde vers plus de parité. »

« Mieux tenir compte de l’avis des paroissiens, évaluer les activités pour les améliorer »

« …lectrices et catéchistes, nomination de femmes dans les dicastères » « ..que les femmes puissent devenir diacres et prêtres »

Lien au Christ / spiritualité 

« Ne pas oublier d’invoquer l’Esprit Saint notre défenseur et notre soutien » « Trésor des évangiles »

« Rappeler que l’Eglise annonce le Royaume ! »

« Le cheminement de foi personnel de chacun est important et la paroisse devait être plus attentive à la vie spirituelle des paroissiens ».

« Pour tout, bien prendre appui sur notre force spirituelle. »

« Les jeunes ont faim et soif. Il faut les nourrir et leur montrer la source, sinon Jésus restera un inconnu. Besoin d’un chemin de croissance, de faire confiance à l’Esprit Saint ; besoin d’unifier et d’unité. La paroisse devrait être aussi un lieu pour découvrir qu’on peut avoir une relation personnelle avec le Christ. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.