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Un nouvel Archevêque d’Aix et Arles.

Dès sa nomination par le Pape François en juillet dernier, Christian Delarbre se présentait lui-même dans la lettre qu’il adressait à tous les membres de notre diocèse, clercs et laïcs.

« Le Saint Père vient de me nommer Archevêque du diocèse d’Aix-en-Provence. J’accueille dans la joie et l’esprit de service cette importante responsabilité, conscient de la marque de confiance inouïe qu’elle représente.…

Avant de vous rejoindre, j’ai vécu dans la joie mon ministère de prêtre du diocèse d’Auch, comme vicaire, curé, puis vicaire général. J’ai parallèlement enseigné à la faculté de théologie de Toulouse l’ecclésiologie et la théologie pastorale et je dirige depuis quatre ans l’Institut Catholique de Toulouse. L’enseignement et la recherche m’ont aussi apporté beaucoup de joie. Et voici que le Seigneur me comble d’une grâce imméritée et d’une faveur immense : consacrer ma vie et mes forces au saint Peuple de Dieu qui demeure en Aix, en Arles et tous les lieux de votre beau diocèse !

Comme théologien, je sais bien des choses sur ce qu’est un évêque : mais j’ignore tout de ce que c’est qu’être évêque. Je consacrerai l’été à faire en moi la place nécessaire pour accueillir la grâce du Seigneur pour Le servir dans cette nouvelle mission. Et je compte sur votre prière à tous pour que le vase d’argile que je suis se vide de tout son sable inutile et encombrant et laisse toute place au Seigneur…

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion de méditer l’évangile de la tempête apaisée en Mt 8,23-27. Ils s’en vont sur l’autre rive, leur petite barque est au milieu du lac. Il en est ainsi de nous tous : notre Église est entre deux rives. L’une s’est désormais effacée derrière elle, et l’autre est encore inconnue. On ne la connait pas, sinon que c’est une rive missionnaire. Et dans cet entre-deux, il advient que la tempête souffle, les vents mugissent, les vagues ne cessent de submerger le frêle esquif, et tous s’agitent affolés. Eh bien n’oublions pas que le Seigneur dort paisiblement au fond de cette barque. De même, le Seigneur repose en paix et en sécurité au fond du Peuple chrétien. « Pourquoi avoir peur ? » s’étonne le Seigneur que l’on a réveillé par nos cris et nos plaintes. Oui, en ces temps agités, c’est au fond du peuple Chrétien que le Seigneur repose en paix. Nous aborderons ensemble ces rives missionnaires, nous y tracerons ensemble les chemins de l’Évangile, nous y témoignerons ensemble de la joie de vivre en Christ chaque jour de notre pauvre vie…

…D’ici là je me confie à votre prière… »

Mgr Christian Delarbre a été ordonné évêque ce dimanche 2 octobre en la Cathédrale d’Aix-en-Provence.

Sa biographie en quelques dates :
2 septembre 1964 : Naissance à Châlons-en-Champagne (Marne)
1996 : ordonné prêtre pour le diocèse d’Auch
1996 – 2006 : Vicaire de la paroisse de l’Isle-Jourdain, aumônier de jeunes
1996 – 2022 : Enseignant à l’Institut Catholique de Toulouse
2006 – 2012 : Vicaire épiscopal pour la pastorale des jeunes, membre du conseil épiscopal
2007 – 2012 : Curé de la paroisse de l’Isle-Jourdain
2012 – 2018 : Vicaire général de l’archidiocèse d’Auch
2013 – 2018 : Chargé de la formation des diacres permanents de la province ecclésiastique de Toulouse
2018 – 2022 : Recteur de l’Institut Catholique de Toulouse

Le dimanche 2 octobre, le diocèse a vécu un évènement majeur que nous décrit Jérôme, étudiant de la Frat-Mazenodienne :

« La cathédrale d’Aix-en-Provence a résonné dimanche dernier d’un appel qu’elle n’avait pas entendu depuis 111 ans. Un appel, une réponse, une grande responsabilité, une joie immense ! C’est tout ce qui peut qualifier le cœur de l’Église d’Aix et Arles : en union avec son nouvel archevêque, c’est avec une joie profonde et calme que chacun a vécu ce tremblement de terre venu des trompettes célestes. Ce jour était gracieusement bien choisi puisque l’on fêtait aussi la fête des Saints Anges gardiens ! Alors oui, que de monde, que de chants et que de joie, partagés dans cette grande bâtisse.

Peu de gens ont déjà eu la chance de voir un tel évènement et, pour la plupart, c’était une grande première. L’intronisation d’un nouvel archevêque ! Nous pourrions en dire beaucoup sur ces trois heures de gloire et de beauté. Mais finalement, ce qui a rendu cette ordination si belle et si profondément touchante, c’est avant tout qu’elle nous concernait, nous tous, dans nos vies de chrétiens provençaux. Comme l’a si bien dit Monseigneur Delarbre, cette intronisation marquait un signe : « […] l’anneau que je porte désormais signifie que nous avons ensemble célébré des noces, celles du Seigneur et de son épouse, et de cela aussi je suis le signe […] »

Alors, c’est cela : toute la beauté et la grandeur de cette messe n’était que le signe d’un don parfait et sincère, d’un seul homme à son Église, suite à l’appel de suivre et d’imiter le Christ. Merci Monseigneur Delarbre, merci de nous permettre de vivre et d’expérimenter une si grande joie et une paix si douce. »

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